| Toestand | |
Toestand est un nouvel affilié bruxellois qui participe au projet collectif du C-paje : FUTUR². L’allée du Kaai ne rentre dans aucune case : ni centre culturel, ni maison de quartier, ni maison des jeunes... Elle n’en est pourtant pas si éloignée par certains aspects. Si la partie supérieure du bâtiment principal regroupe sagement les bureaux que Toestand partage avec d’autres associations, un atelier de sérigraphie amène son grain de folie à l’étage tandis que la partie inférieure accueille une cuisine communautaire, un bar, un espace de jeux pour les petits, un espace polyvalent pour les plus grands. Un skatepark a poussé à côté, délimité par un mur d’escalade. Les bâtiments connexes répondent aux jolis noms de Zinzinnerie, Atelier ou Barlok. On y voit éclore des ateliers de menuiserie, de réparation de vélo, des brocantes, de folles soirées queer, des conférences gesticulées, des ciné-débats, des cours de taekwondo, des initiations aux arts du cirque… Chacun est libre d’investir les lieux pour un petit ou un grand projet. Chez Toestand, l’initiative est laissée aux usagers et bénévoles. Les jeunes des alentours viennent se retrouver durant les permanences pour discuter, jouer au baby-foot, prendre un verre, refaire le monde ou ne rien faire du tout. Si par le plus grand des hasards (saupoudré d’une pincée d’inspiration de l’équipe de l’Allée du kaai) l’envie leur prend de se mettre en mouvement et de créer, ces jeunes y trouveront le soutien nécessaire pour porter leurs envies et rencontrer les partenaires qui leur permettront de faire aboutir leur projet. Et puisque le bâtiment est voué à disparaître, on peut rêver grand sans trop se soucier du bâtiment ! Toestand travaille en étroite collaboration avec Bruxelles Environnement (IBGE). L’ASBL fait vivre l’Allée du Kaai jusqu’en mars 2020, année où elle laissera place à un nouveau parc public. Mais l’Allée du Kaai n’est pas le seul lieu investi par Toestand : le projet Marie Moskou, à Saint-Gilles, fait vivre la place Marie Janson et teste différentes configurations en attendant un plan d’aménagement plus concret. À Anderlecht c’est le rez-de chaussée de l’Académie des Beaux Arts qui est, lui aussi, touché par le virus Toestand et petit à petit transformé en une nouvelle Zone d’Action Spontanée. Les Marolles ne sont pas en restent et profitent du réaménagement du parc des Brigittines et de la dalle y attenant pour instaurer des moments de rencontres entre les habitants. Sans compter les incursions de Toestand « en terre inconnue » ! Le concept des « free-party », à l’origine de l’initiative, perdure et s’expatrie puisqu’une fois par an, des bénévoles se retrouvent et collaborent avec des partenaires d’un autre pays pour semer une douce zizanie dans un lieu abandonné. Toestand s’est ainsi envolé pour contaminer l’Ukraine, le Kosovo, la Macédoine ou l’Espagne du virus d’une fête collective, gratuite et ouverte à tous. |